Bretagne

Chaudronnier un métier aux multiples débouchés

07 février 2018 à 07h15 Par Cécile DAUGUET
Crédit photo : copyright Christian Le Gourrierec

L’épreuve de chaudronnerie qui nécessite des outils particuliers s’est déroulée mi-janvier au Lycée Colbert de Guidel dans le Morbihan. Les 8 candidats ont dû construire un petit satellite avec des formes géométriques de chaudronnerie. Leurs réalisations sont présentées au public au parc des expositions de Saint-Brieuc.

A la fois compétition, avec 200 lycéens, apprentis et jeunes professionnels en compétition dans 52 métiers différents, et salon de l’orientation, les finales régionales des Olympiades des métiers, se déroulent du 8 au 10 février à Saint-Brieuc. Au terme de la compétition des médailles d’or, argent et bronze seront décernées par catégorie de métiers. D’opticien à boulanger, en passant par cariste, marin pêcheur ou encore chaudronnier. Un métier qui offre de nombreux débouchés dans des secteurs très différents. Et une médaille obtenue aux Olympiades peut faire la différence sur un cv. Christian Le Gourrierec est enseignant en chaudronnerie au lycée Colbert de Guidel :

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« Le but du chaudronnier c’est de partir d’une tôle plane, dans laquelle on aura découpé toutes les sortes de la pièce développée, à plat, et après donner du volume soit par pliage, soit par roulage. Une fois qu’on a donné notre volume, on vient assembler les pièces entre elles par soudage ou par boulonnage. La base métier en formation c’est déjà d’apprendre à souder. Parce que on a beau savoir mettre des pièces en forme, si on ne sait pas les assembler entre elles ça ne sert à rien, donc on apprend d’abord à souder, et après on apprend à se servir d’une cisaille guillotine, d’une rouleuse qui sert à faire tout ce qui est cylindre et cône, d’une plieuse pour faire tout ce qui est pliage, faire un hexagone, un octogone, des choses comme ça.


Rigueur et patience pour un emploi assuré


Un chaudronnier doit être rigoureux, carré, patient et très manuel. On en demande partout des chaudronniers, ça peut être dans le naval, l’aéronautique, l’automobile, pour construire des bâtiments industriels, des ponts, des ouvrages d’art,… Certains aiment bien les bateaux, donc ils voudraient aller construire des bateaux plus tard ; d’autres aiment bien voyager, donc ils aimeraient aller faire plutôt des chantiers, se balader en France et hors de France ; on en cherche beaucoup aussi dans la construction ferroviaire, ceux qui veulent se spécialiser un peu plus, on cherche des tuyauteurs, des soudeurs,… Un jeune qui est motivé, qui n’a pas peur de bouger, il est sûr de trouver du travail. Les employeurs, dès qu’ils voient Olympiades des métiers, ça prouve tout de suite la motivation du jeune. Ne vient pas faire cette épreuve quelqu’un qui n’est pas motivé par le métier. Sur le cv pour moi ça fait un gros plus pour décrocher des entretiens et sûrement une embauche pour la suite. »