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Emmanuel Macron commence par l'éolien en mer au Cap Fréhel !

20 juin 2018 à 07h10 Par Alexandra BRUNOIS

La visite du Président de la République officialisée cette semaine en Bretagne… Le programme détaillé est connu… Malgré les rumeurs, Emmanuel Macron ne passera pas par le Morbihan. Un tro breizh sur les thèmes de l’éolien, la sécurité et la pêche en mer, l’agroalimentaire ou encore la culture bretonne.

1 Président, 5 Ministres et 1 Député !

Le chef de l'Etat sera accompagné par pas moins de 5 Ministres :
-Nicolas HULOT, ministre de la transition écologique et solidaire,
-Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
-Stéphane TRAVERT, ministre de l’agriculture et de l’alimentation,
-Elisabeth BORNE, ministre chargée des Transports,
-Françoise NYSSEN, ministre de la Culture.
Et par le Président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, le député de Châteaulin Richard Ferrand.

1ère étape : les Côtes d'Armor !

La visite du Président de la République va démarrer dans les Côtes d'Armor à Plévenon au Cap Fréhel, où le thème des éoliennes offshore sera abordé : c'est au large du cap Fréhel, dans la baie de Saint Brieuc, que 62 éoliennes de 200m de haut doivent être construites. Un projet porté par le consortium "Ailes Marines", financé par des fonds espagnols.

Mais la visite d'Emmanuel Macron intervient dans un contexte particulier : le gouvernement veut renégocier le prix de rachat de l'électricité que produiront les éoliennes en mer. Si les négociations échouent, le projet pourrait bien être annulé par le gouvernement... c'est ce que souhaitent les opposants au projet comme Katherine Poujol, présidente de l'association "Gardez les Caps"... Elle est au micro de Yann LAUNAY

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"Il va falloir qu'ils descendent très bas, parce qu'en Baie de Saint Brieuc, on doit être à peu près à 227 euros le mégawatt-heure, quand tous les projets actuels en Mer du Nord se situent entre 50 et 70 euros le mégawatt-heure... sachant que c'est vous, c'est moi, tous les concitoyens qui vont payer ce prix de rachat de l'électricité, qui est totalement hors marché... En toute logique, le gouvernement a demandé aux indutriels de renégocier leurs tarifs, donc je pense qu'Ailes Marines va devoir abandonner le projet, il n'a pas d'autre solution..."

Pour Katherine Poujol, une annulation du projet et un nouvel appel d'offres permettraient de faire une véritable étude d'impact indépendante :

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"S'il y avait eu des études d'impact conduites en amont, vous pensez bien que l'on n'aurait pas mis un parc industriel éolien de 62 machines sur le gisement de coquilles St Jacques de la baie de St Brieuc, plus grand gisement classé européen... Rien n'a été rigoureux dans ce qui a été fait auparavant, et on ne peut même pas en vouloir à Ailes Marines : Ailes Marines a hérité d'une zone qui a été définie maladroitement par les précédents gouvernements."

Le parc éolien de la baie de Saint-Brieuc doit à termes constituer le premier parc éolien en mer de France. Emmanuel Macron est attendu après 10h ce mercredi au Cap Fréhel.

Le Président de la République rencontrera également les acteurs de l’opération Grand Site « Cap d’Erquy – Cap Fréhel »... un projet  qui vise à protéger, préserver et valoriser ce territoire remarquable pour ses qualités paysagères, naturelles et culturelles. Il prendra ensuite part à un déjeuner républicain en Préfecture à Saint-Brieuc.

2ème étape : le Finistère !

Après les Côtes d’Armor, le chef de l’Etat prendra la direction du Finistère mercredi soir pour se rendre sur le site de la Sill à Plouvien. Jeudi, Emmanuel Macron devrait visiter la criée du Guilvinec en Cornouaille avant un petit déj’ républicain en préfecture à Quimper. Un discours de plus d’une heure est ensuite programmé devant un parterre de 700 invités bretons, place Saint-Corentin. Il déjeunera ensuite avec les acteurs des festivals bretons, puis parlera sécurité en mer avec la SNSM à Camaret-sur-Mer. Départ du chef d'Etat programmé en milieu d'après-midi.

Lette ouverte à Emmanuel Macron : les élus bretons se mobilisent

A la veille de sa visite en Bretagne, des élus de la région interpellent le Président de la République. Ces élus de toutes tendances politiques et tous les départements restent sur leur faim un an après l’élection du chef d’Etat. Ces derniers disent vouloir plus d’engagements de l’Etat… notamment en matière de décentralisation et de désenclavement de la Bretagne.

Après l’abandon du projet d’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, ils souhaitent le développement des aéroports bretons… à Rennes, Dinard, Brest, Quimper et Lorient. Mais aussi, la poursuite des chantiers ferroviaires… pour rapprocher Brest et Quimper de Paris et moderniser la liaison Rennes/Nantes. Ils demandent également l’achèvement de la mise en 2x2 voies de la RN 164 en Centre-Bretagne et un coup de pouce pour le déploiement de la fibre optique.

Parmi les signataires : Le Président du Conseil Régional, Loïg Chesnais-Girard, les Présidents du Conseil Départementaux de nos 4 départements bretons : Alain Cadec, Nathalie Sarrabezolles, Jean-Luc Chenut et François Goulard, les maires de Rennes, Brest, Vannes et Dinan : Nathalie Appéré, François Cuillandre, David Robo et Didier Lechien.

Une visite présidentielle chahutée ?

Un rendez-vous est donné en début d'après-midi au port du Légué pour faire sa fête à Macron. Solidaires, Attac, les Insoumis et FO appellent au rassemblement dès 12h. Objectif : dénoncer la politique gouvernementale jugée "brutale, inégalitaire et régressive". Ils appellent les citoyens à manifester pour "défendre l'éalité, la justice sociale et la solidarité".

Une visite présidentielle qui pourrait être perturbée éalement ce jeudi à Quimper… La présence du Président de la République mobilise les opposants à sa politique. De nombreux partis, syndicats et associations vont se joindre au rassemblement lancé par la CGT à 8h demain devant la gare de Quimper.

Les personnels d’Enedis eux ont voté des actions ciblées et pourraient couper le courant dans la ville préfecture du Finistère au moment du discours du Président de la République. Jeudi est une journée « entreprises mortes » à Enedis et EDF. Les salariés protestent contre leurs conditions de travail et réclament de meilleurs salaires.

Les PLUmés de Bretagne eux sollicitent une entrevue pour parler de la loi Littoral en cours de discussion au parlement.

Les apiculteurs demandent à Emmanuel Macron de profiter de son déplacement en Bretagne demain et jeudi  pour venir voir leurs ruches ! Les apiculteurs sont frappés par une hécatombe dans les ruches du fait de l’utilisation des pesticides. En Bretagne, 20 mille ruches sur 60 mille recensées ont été décimées cet hiver. Une délégation d’apiculteurs ont rencontré hier à l’Elysée la conseillère à l'agriculture du président.