Julien Jegouic un fraiseur médaillé et passionné

07 février 2018
Par Cécile DAUGUET
Julien Jegouic a été médaillé d'or aux finales régionales des Olympiades des métiers en 2010 et 2012

En cette semaine des finales régionales des Olympiades des Métiers à Saint-Brieuc, voici le témoignage de Julien Jegouic, deux fois médaillé d’or comme fraiseur, en 2010 et 2012. Il a depuis intégré l’entreprise familiale à Caudan, qu’il compte bien développer en utilisant les nouvelles technologies numériques. Il se souvient de la difficulté de la compétition des Olympiades. Le conseil  de Julien Jegouic aux candidats de 2018 : travailler la concentration. 

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"C’est quand même la concentration parce qu’il y a beaucoup de monde qui vient nous voir. Les épreuves sont quand même d’un niveau supérieur au standard. Et puis il y a le temps imparti. Le bruit de tous les autres métiers. C’est une ambiance complètement différente du quotidien, c’est peut-être ça la principale difficulté. Il y a aussi l’enjeu. La Région Bretagne, nous préparait très bien à ce concours. On avait les cours de sophrologie, apprendre la gestion du stress, plus nos entrainements personnels. Tout ça pour obtenir la médaille d’or et poursuivre l’aventure. C’était une expérience extrêmement riche parce qu’on peut se mesurer à d’autres passionnés de nos métiers. Ca permet de monter en compétence parce qu’on travaille dans un autre environnement. On doit faire face à la pression, à la visite des élèves, de leurs parents. Y a surtout un objectif de sélection pour pouvoir participer au concours national, et ensuite international."

Julien Jegouic aime la précision, la complexité et la variété de son métier :

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"Le métier de fraiseur on part d’un plan ou maintenant d’un fichier 3D coté et on réalise tout un ensemble de pièces. Il y a un niveau d’exigence assez élevé comme dans d’autres métiers. Ca nous permet de partir de la théorie jusqu’après prendre un bloc d’acier ou d’aluminium et puis tailler la pièce dans ce bloc. Donc on utilise un certain nombre de technologies différentes et avoir accès à ces différentes technologies donne envie d’évoluer dans ce métier. C’est le fait d’atteindre la précision, de pouvoir avoir toute une variété de pièces différentes, d’utiliser les nouvelles technologies. On a un métier qui a très fortement évolué. On pilote des machines très coûteuses, très précises. On peut faire des pièces de plus en plus complexes. On peut travailler pour différents secteurs d’activité, c’est pour ça que j’ai choisi cette voie. Parce qu’il y a vraiment des opportunités de carrière.

La haute technologie en complément du travail manuel

Aujourd’hui on travaille dans des ateliers très lumineux, qui sont insonorisés, carrelés et très propres. C’est même plus des laboratoires que des ateliers. C’est d’ailleurs pour ça qu’on ouvre les ateliers, pour que les gens puissent prendre connaissance de l’évolution de ces métiers. C’est la toute la richesse du métier. On peut côtoyer la haute technologie tout en ayant toujours besoin des métiers de l’ajustage. On va utiliser tous leurs doigts en or pour finir les pièces ou du moins valider les assemblages. On aura toujours besoin de ces métiers manuels même s’il y a de la haute technologie à côté. J’ai envie de dire que ceux qui ont une grande expérience dans les métiers manuels et qui utilisent la haute technologie. Ils arrivent à atteindre des niveaux de dextérité très importants."