Bretagne

Les conditions de vie et la santé des étudiants s'améliorent à Rennes

12 février 2018 à 10h14 Par Alexandra BRUNOIS
Les conditions de vie et de santé des étudiants de Rennes globalement s'améliorent... avec quelques nuances toutefois ! Les précisions avec le reportages de Yann LAUNAY

Les conditions de vie et de santé des étudiants de Rennes globalement s'améliorent... C'est ce qui ressort d'une étude dont les résultats viennent d'être rendus publics. Une étude menée en 2017 grâce à la participation de 8000 étudiants, sur les 66 000 que compte l'agglomération rennaise. 90% des étudiants sont satisfaits de leur logement, ils sont 20% à fumer quotidiennement, contre 24,5% en 2014. De la même manière, ils seraient moins nombreux à connaître des ivresses répétées.

Une tendance générale positive, mais aussi des nuances : la part des étudiants qui ont renoncé à des soins médicaux est en augmentation, atteignant même 30%. Ils sont 17% à ne pas toujours manger à leur faim, et 5% des étudiants connaissent des alcoolisations importantes au moins 2 fois par semaine. Pour David Alis, président de l'université de Rennes 1, il faut donc maintenir les efforts...

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"Je souhaite que l'on aille encore plus loin sur les politiques de prévention : sur l'alcool, 5% des étudiants ont une consommation trop importante, comment va-t-on toucher ces 5% ? Et c'est pareil pour d'autres types de comportements : on se rend compte que certains étudiants peuvent sacrifier un peu la santé, ou l'alimentation, s'ils ont des arbitrages, ils renoncent à certains soins, et ils n'auront pas une alimentation satisfaisante, pour préserver leur budget loisirs..."

Si les tendances sont positives et si une grande majorité d'étudiants connaissent de bonnes conditions de vie et de santé, l'étude relève aussi de grandes inégalités, comme le souligne Charlotte Marchandise-Franquet, adjointe de la ville de Rennes en charge de la santé :

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"L'étude nous permet d'être plus précis, d'être plus fins, et d'aller regarder les populations vulnérables : il y a des choses à faire spécifiquement pour les femmes, il y a des choses à faire pour les étudiants les plus précaires."

Sur le dossier de l'alcoolisation, les comportements extrêmes semblent se réduire, et pour Charlotte Marchandise, c'est le reflet des politiques publiques engagées à Rennes dans ce domaine...

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"Il y a quelques années, on était dans des situations assez extrêmes de comas éthyliques et de saturation des urgences le jeudi soir à Rennes. Ce n'est plus le cas : le travail partenarial qui s'est mis en place, avec les urgences, les pompiers, la police, les jeunes, les acteurs de prévention, fait que l'on s'améliore."

Tout n'est pas gagné pour autant, sur le dossier de l'alccolisation comme sur d'autres aspects de la santé des étudiants. Pour Charlotte Marchandise, il faut adapter la prévention au public jeune :

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"Il faut aussi aller plus loin sur les soirées privées : de plus en plus de jeunes ne vont plus dans l'espace public mais font des soirées privées, parce que c'est aussi moins cher de consommer chez soi : là aussi il nous faut poursuivre les nouveaux dispositifs pour informer les jeunes. Les pratiques des jeunes évoluent et donc il faut que l'on suive, que l'on continue à avancer."

Le détail de l'étude est disponible sur le site de l'Audiar - l'Agence d'Urbanisme et de Développement Intercommunal de l'Agglomération Rennaise.