Bretagne

Transporteurs-routiers : le point sur le mouvement dans l'Ouest

24 septembre 2017 à 18h32 Par Dolores CHARLES
Crédit photo : Charlotte David

Les chauffeurs routiers sont passés à l’action contre la réforme du Code du travail. Le mouvement n'est pas terminé. La CGT Transports appelle les autres secteurs marchands à se mobiliser contre les ordonnances Macron.

En Bretagne, ils étaient hier au port de Lorient, le dépôt de carburant a été débloqué selon la préfecture. Au dépôt de Vern-sur-Seiche près de Rennes, 70 à 80 routiers avaient pris position, délogés également par les gendarmes. Ils se sont donc installés un peu plus loin, sur la départementale 163 entre Rennes et le dépôt où ils ont mis en place un barrage filtrant. Il y a eu également eu des barrages et opérations escargot hier sur la rocade rennaise, la Nationale 12 à hauteur de St-Agathon dans les Côtes d’Armor et un peu plus tôt fans la matinée à Queven dans le Morbihan.

En Pays de la Loire : le site visé c’était la raffinerie de Donges mais les forces de l’ordre étaient là dans la nuit de dimanche à lundi pour empêcher les transporteurs de s’approcher et de perturber l'acheminement en carburant. Ecoutez le secrétaire adjoint de la CGT Transports des Pays de la Loire, Erwan Praud, avec Charlotte David.

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Ce lundi soir les approvisionnements se déroulent normalement. Il n’empêche : certaines stations-service sont déjà à sec. Aucun risque de pénurie à ce stade, mais comme à chaque mouvement de ce type, les mêmes comportements se répètent. C’est ce que constate, désabusé, ce gérant d’une station-service de Loire-Atlantique. Alors que sa dernière commande de carburant aurait dû lui permettre de tenir jusqu’à mercredi, il a dû fermer sa station dès ce lundi soir. Un témoignage de Charlotte David.

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« Les gens anticipent une hypothétique pénurie, et il la créent en même en consommant 50 à 100% de plus. On voit les gens faire l’appoint quand il n’y en a pas forcément besoin, les anciens avec des tas de jerricans comme si c’était la guerre de 40 se ravitailler pour tenir un mois et demi, et quand certaines pistes sont fermées, certains qui essaient quand même d’avoir du carburant, on sait jamais, même si c’est marqué ‘hors-service’… »

La ministre des Transports Elisabeth Borne rencontrera patronat et syndicats jeudi.

En attendant, vous pouvez vous connecter sur le site  mon-essence.copm qui recense les stations près de chez vous les stations qui sont en rupture de stock. La carte est actualisée par les automobilistes.